VERBATIM 1

Auteur :
Jacques ATTALI

Genre :
Politique

Maison d'Edition :
FAYARD

On ne règle les problèmes qu’avec des crises. Et il faut aller au paroxysme avant de les résoudre.

Il est temps de livrer un premier bilan, sans complaisance, avec ses réussites mais aussi ses lacunes, ses lenteurs, voire ses échecs. Avant de tracer pour les prochaines années des perspectives claires : sans ambition précise, il n’est pas d’effort utile.

Au total, l’œuvre est considérable, même s’il faut reconnaitre des retards et nous guérir de certaines illusions. Trop souvent nous avons cru que les textes suffisaient pour changer les choses, que les règlements suscitaient forcément l’initiative et que l’explication était superflue au regard de l’action.

Il s’agit de débarrasser l’état de son mal endémique, la bureaucratie.

Il aurait fallu s’occuper plus encore qu’il n’a été fait du détail de l’application concrète et attentive des réformes et de leurs conséquences sur les plus faibles et les plus démunis.

Il dispose pour communiquer avec ses semblables d’un clavier de moyens toujours plus vaste.

Sans compétitivité, pas de marché extérieurs, et sans exportations suffisantes, pas de véritable croissance et toujours plus de chômage.

Il faut rendre l’État plus efficace et plus économe de ses moyens.

La famille est le lieu d’éducation au sens le plus haut.

Nous ne sommes pas juges de la démocratie des autres.

Trop de gens en France s’acharne à construire des murs qui séparent ; vous au moins vous construisez des ponts qui réunissent les bonnes volontés et les talents.

Il faut établir cette extraordinaire chaine de solidarité entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas.

La liberté, c’est passer d’un état à un autre, c’est s’arracher à quelque chose. Donc la liberté est une rupture.

Gouverner c’est difficile.

C’est l’histoire qui écrira le reste.

Il faudrait vraiment beaucoup de vanité pour prétendre conduire toute sa vie en ne comptant que sur ses propres forces. Je crois qu’on a besoin de prières, c’est à-dire de rechercher une communication, par la pensée, avec quelque chose de plus haut.