LE PETIT CHOSE

Auteur :
ALPHONSE DAUDET

Genre :
Roman

Maison d'Edition :
FOLIO

Ma mémoire reconnaissante a gardé du jardin, de la fabrique et des platanes un impérissable souvenir.

 

Il pleurait, par besoin, pour le plaisir.

 

Très heureux, il boit comme un templier, mange comme un hospitalier, et trouve encore moyen de raconter, entre deux coups de dents, qu’il vient d’entrer dans l’Université, ce qui le met à même de gagner honorablement sa vie.

 

On cause du passé couleur de deuil, de l’avenir couleur de rose.

 

Le principal tenait beaucoup à cet élève, en considération du vernis aristocratique que sa présence donnait à l’établissement. Dans le collège, on ne l’appelait que le « marquis ». Tout le monde le craignait ; moi-même je subissais l’influence générale et je ne lui parlais qu’avec des ménagements.

 

Je venais de gagner en autorité ce que le marquis venait de perdre en prestige.

 

Il avait torturé l’enfant avec des raffinements inouïs de cruauté.

 

Les deux figures renfrognées se déridèrent, comme une magie… quand ils eurent empoché leur argent, un peu honteux des craintes qu’ils m’avaient montrées, et tout joyeux d’être payés, ils s’épanchèrent en compliments de condoléances et en protestations d’amitié.

 

La veille encore, j’aurais pu me laisser prendre à ces dehors d’amitié ; mais maintenant j’étais ferré à glace sur les questions de sentiment.

 

Nos deux âmes s’étreignirent de toute la force de nos bras.

 

Les cœurs les plus secs ont parfois de ces soudaines floraisons de bonté.

 

Il déchargea sur lui un regard foudroyant capable d’assommer un buffle.

 

Un poème d’amour ardent et contenu.

 

Il n’y a qu’un bonheur au monde, le bonheur des autres.

 

Ne pensons plus au passé. Voici une vie nouvelle qui s’ouvre devant nous, entrons-y sans remords, sans méfiance, et tâchons seulement qu’elle ne nous joue pas les mêmes tours que l’ancienne.