LA POESIE POPULAIRE

Auteur :
JEAN ORIZET

Genre :
Poésie

Maison d'Edition :
France LOISIR

Le vers français dérive du vers latin comme l’homme descend du singe.

 

On est laid à Nanterre,

C’est la faute à Voltaire,

Et bête à Palaiseau,

C’est la faute à Rousseau.

 

Je ne suis pas notaire,

C’est la faute à Voltaire,

Je suis petit oiseau,

C’est la faute à Rousseau.

 

Joie est mon caractère,

C’est la faute à Voltaire,

Misère est mon trousseau,

C’est la faute à Rousseau,

 

Je suis tombé par terre,

C’est la faute à Voltaire,

Le nez dans le ruisseau,

C’est la faute à Rousseau.

(Victor HUGO 1802-1885)

Dans la nuit en velours, où nos cœurs nous semblaient si lourds, et nos chairs si lasse. (TOULET)

Le temps passe et m’emporte à l’abyme inconnu (Paul-Jean TOULET)

Il faut savoir mourir et se taire, mourir en avalant sa clé (TOULET)

L’orgue

Il faut être millionnaire pour posséder chez soi un tel orgue. Dans un appartement, l’effet doit en être splendide. A condition d’aimer la musique.

Cet instrument perfectionné peut jouer tout ce qu’on veut. Il faut une force de cent chevaux pour le mettre en action, mais quand on le désire, il ne fait pas plus de bruit qu’un grillon dans l’herbe.

Ce n’est pas une mince affaire pour un musicien que d’entendre ses œuvres interprétées par cet instrument qui ne connaît aucune défaillance.

En général, il joue plutôt de la grande musique.

Quand à moi, je préfère une mélodie populaire et naturellement anonyme entendue dans un carrefour et jouée par des instruments sans prétention.

L’orgue d’Amérique gonflé d’or, difficile à astiquer et à protéger contre la poussière, ne doit pas tenter les petites bourses.

Tel doit être le salon d’un riche qui tient à sa réputation.

(Pierre Orlan 1882-1970)

Les jours sont plats comme des soles et la rouille a couvert mon cœur (la verdure dorée de Tristan Derème)

Que ce vin me fasse le cœur moins lourd et l’âme moins alanguie.

La fermeture éclair a glissé sur tes seins et tout l’orage heureux de ton corps amoureux au beau milieu de l’ombre a éclaté.

L’enfant portant ma traîne est né de mes soupirs.

Le Paris que vous aimâtes n’est pas celui que nous aimons.