LA MARRE AU DIABLE

Auteur :
George SAND (Aurore Dupin de Francueil)

Genre :
Roman

Maison d'Edition :
J’AI LU

Elle semble posséder une liberté que tous lui envient. En réalité, elle la paie d’un travail forcené et d’une perpétuelle remise en question d’elle-même. Elle jouit d’une santé de fer, écrit vite et bien, et n’a besoin que de peu de temps de sommeil. Comme elle est très occupée le jour, elle écrit la nuit. Elle publie deux ou trois romans par ans, d’innombrables articles dans la presse, des pièces de théâtre, des essais sur les sujets qui la préoccupent. Elle est une femme hors du commun et son époque.

Elle affiche sans pudeur ses liaisons, alors que les autres les dissimulent. A cela s’ajoutent sa préférence pour les hommes plus jeunes et fait qu’elle prend l’initiative de la conquête comme celle de la rupture.

Victor Hugo : « je pleure une morte et je salue une immortelle »

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Tout ce que l’artiste peut espérer de mieux, c’est d’engager ceux qui ont des yeux à regarder aussi.

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Nous ne voulons pas dénier aux artistes le droit de sonder les plaies de la société et de les mettre à nu sous nos yeux.

La peur ne guérit pas de l’égoïsme, elle l’augmente.

L’art n’est pas une étude de la réalité positive ; c’est une recherche de la vérité idéale.

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Sans doute il est lugubre de consumer ses forces et ses jours à fendre le sein de cette terre jalouse, qui se fait arracher les trésors de sa fécondité, lorsqu’un morceau de pain le plus noir et le plus grossier est, à la fin de la journée, l’unique récompense et l’unique profit attaché à un si dure labeur. Ces richesses qui couvrent le sol, ces moissons, ces fruits, ces bestiaux orgueilleux qui s’engraissent dans les longues herbes, sont la propriété de quelques-uns et les instruments de la fatigue et de l’esclavage du plus grand nombre. L’homme de loisir n’aime en général pour eux-mêmes, ni les champs, ni les prairies, ni le spectacle de la nature, ni les animaux superbes qui doivent se convertir en pièce d’or pour son usage.

La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle verse la poésie et la beauté à tous les êtres, à toutes les plantes, qu’on laisse s’y développer à souhait. Elle possède le secret du bonheur, et nul n’a su le lui ravir.

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On sait qui on perd et on ne sait pas qui l’on trouve.

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La jeunesse est légère

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Quand les familles augmentent outre mesure sans que le bien augmente en proportion, la misère vient.

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Les écus apporteront ici de l’aide dans le présent et de la tranquillité pour l’avenir.

Quand il s’agit d’un mariage d’amour, il faut s’attendre à perdre du temps ; mais quand c’est un mariage de raison entre deux personnes qui n’ont pas de caprices et savent ce qu’elles veulent, c’est bientôt décidé.

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On lit son bon cœur dans ses yeux, même lorsqu’ils sont fermés pour dormir.

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Il y a quelque part une femme qui est faite pour vous, car le bon Dieu ne fait personne sans lui réserver son bonheur dans une autre personne.