FILLE DU DESTIN

Auteur :
ISABEL ALLENDE

Genre :
Roman

Maison d'Edition :
GRASSET

Ils affichaient leur individualisme et leur horreur de l’ostentation, qu’ils méprisaient comme un signe d’arrivisme social.

Le démon de la fantaisie dissimulé dans l’âme féminine.

Sa personnalité électrisante éclatait avec d’autant plus de force qu’il était jeune et pauvre. Aimant l’action, il était un des rares à avoir des idées claires et suffisamment de courage pour transformer en menées révolutionnaires les idées contenues dans les livres.

L’air frais et le travail dur sont des remèdes infaillibles contre la stupidité de l’amour.

Tuer par le silence le vestige de cette affaire.

Ils se débarrassèrent de leur pudeur et retrouvèrent nus, à boire l’air et la salive de l’autre, dans un désir honnête de déchiffrer les énigmes, d’atteindre le fond de l’autre et de se perdre dans le même abîme.

L’obstination est un mal très puissant : il attaque le cerveau et brise le cœur. Il y a plusieurs sortes d’obstinations, mais la pire est celle de l’amour.

L’amour meut inexorablement de sa propre combustion, ou déraciné par la distance.

Un homme qui a peur paie sans rechigner, alors qu’un homme soulagé se fait prier.

La richesse avilit l’âme, complique l’existence et engendre le malheur.

La femme est une créature nécessaire pour le travail, la maternité et le plaisir.

Un paradis de gens cupides, matérialistes et impatients dont l’obsession était de s’enrichir le plus rapidement possible. Il n’y avait aucune nourriture pour l’esprit ; en revanche, la violence et l’ignorance prospéraient. De ces deux maux dérivaient tous les autres. Un tel endroit était destiné à succomber dans le gouffre de ses propres vices.

Tuer ces crasseux à coup de feu n’est pas correct, ils doivent faire l’objet d’un jugement et être pendus avec toute la majesté de la loi.

Un pianiste plaquait des accords funèbres avec davantage de résignation que de vrai sentiment.