DIX MILLIONS D’ENFANTS NAZIS

Auteur :
ERKA MANN

Genre :
HISTOIRE

Maison d'Edition :
TALLANDIER

Tout est absolument subordonné à une conception du pouvoir de l’Etat. Une conception selon laquelle l’ensemble de la vie intellectuelle et spirituelle de la nation doit lui être soumis.

Cette conception ne se manifeste à aucun moment dans une mise en œuvre de son contenu en possibilité culturelle, en savoir, en progrès humain qui lui donne un sens, mais uniquement comme idée fixe de l’efficacité guerrière et de préséance nationale. Le résultat en est évident : c’est le démenti radical et ascétique, dans un sens pervers, de l’esprit.

« Le patriotisme corrompt l’Histoire ». Goethe

La puissance doit avoir un sens et un contenu, une justification intérieure pour être reconnue comme authentique et humaine et en conséquence pour être une puissance durable.

Tenter de résister au monde extérieur en misant sur le « monde intérieur », le chez soi, la famille, est une entreprise vouée à l’échec à cause du terrible sentiment d’infériorité, de faiblesse, qui les habite en permanence.

Une dictature se doit, dans toute la mesure du possible, de maintenir le peuple dans un état de bêtise et d’ignorance. Elle ne peut se servir de ses mensonges pour gagner que si le peuple reste inconscient et ignore les vérités du passé comme celles du présent.

Une personnalité débridée, encline à des excès de tous genres.

Il y a des replis stratégiques, des offres de paix et des pactes que l’on scelle uniquement pour pouvoir les rompre.

Irrigués par le fleuve de la vie puis, finalement, saisis par la rigidité de la mort.

Ils soupçonnent la présence de l’ennemi tout autour d’eux, ils se croient encerclés, enfermés dans l’obscurité, si bien que la seule chose qu’ils puissent faire pour se sauver est de taper aveuglément dans le tas.

Quelle chance de pouvoir oublier si vite ! Quelle misère de pouvoir oublier si vite !