
Auteur :
ALFRED DELVAU
Genre :
Essai
Maison d'Edition :
Mes visées sont plus hautes et mes habitudes d’esprit moins malpropres. J’ai le style gaillard, mais l’intelligence chaste.
Ce qui se parle doit s’écrire, et tout doit se parler-même devant les jeunes filles.
Les mots ne sont pas des ordres, ce sont les pensées qui sont sales.
Je vous passe l’action, passez-moi le mot.
Jadis, on languissait, on brûlait, on mourrait d’amour ; aujourd’hui, on en parle, on jase, on le fait, et le plus souvent on l’achète.
Accommoder une femme : la baiser convenablement de manière à ce qu’elle ne réclame pas, à moins qu’elle soit trop gourmande.
Accomplir son désir : faire l’acte copulatif, éternel desideratum de l’humanité.
Accorder sa flûte : bander.
Etre adroite en amour : qui connait sur le bout du doigt et de la langue l’art de faire jouir les hommes.
Agacer le sous-préfet : se masturber.
Agrément naturel : le membre viril.
Je bande, j’ai un litre de sperme dans les couilles, et je brule de l’envie de te le décharger dans le con.
Aimer le goudron : aimer à enculer.
Ajuster une femme : la baiser.
Aller au bonheur : parvenir à la félicité suprême.
Aller au gratin : baiser une femme publique.
Aller chez le voisin : se tromper volontairement ou involontairement d’endroit.
Aller se faire couper les cheveux : aller au bordel.
Amour socratique : pédérastie.
Anandryne : femme qui n’aime pas les hommes et préfère les femmes.
Apothicaire : qui sodomise volontairement une femme.
Avitaillé : homme pourvu.
Boxon : bordel.
Boxonner : aller au bordel.
Chevaucher à l’antique : enculer.
Se coller une douce : se masturber.
J’ai beau tous les jours me coller une douce, ton con m’agave et me poursuit.
Commencer un roman par la queue : baiser d’abord et faire la cour ensuite.
Duo sans musique : l’acte vénérien, sans faire de bruit, en se contentant de soupirer.
Coniste : qui aime le con.
Culiste : qui aime la sodomie.
Enculer une femme : se servir du moule à merde au lieu d’employer le moule à enfants.
Mourir : arriver, par l’excès de jouissance vénérien, à un état de béatitude, ou plutôt d’hébétement, qui vous enlève aux choses de la terre et vous transporte dans le monde inconnu où l’on ne pense plus, où l’on ne parle plus, où l’on ne remue plus, où l’on nage dans une atmosphère spermatisée.