
Auteur :
Bernadette Chirac
Genre :
Biographie
Maison d'Edition :
PLON
Ils une femme qui ne transige pas sur certains principes et qui ne s’en laisse pas conter !
Cette citation hors contexte.
La vie ne se déroule jamais comme l’on l’avait prévu.
J’aime les chemins bien bordés d’arbres. Tout ce qui est aventure me déstabilise.
Les défaites, c’est dur, mais c’est formateur. Je ne crois pas qu’en France un homme puisse devenir le chef de l’Etat sans avoir pris des coups, subi des échecs. Il faut une expérience si vaste dans tous les domaines !
Le Général était d’autant plus intimidant qu’il était d’une simplicité et d’une courtoisie remarquables.
Il était rarement à la maison, toujours sur monts et vaux.
L’ennuyeux en France, c’est qu’on se noie dans la paperasserie, les complications administratives, les contrôles, les hiérarchies qui se superposent… on perd un temps effroyable, au détriment de l’action efficace.
Le pire danger du pouvoir, c’est l’isolement.
Une femme a besoin du regard de l’homme qui l’aime… sinon elle meurt.
C’était un très beau garçon. Avec en plus la magie du verbe. Les femmes y sont très sensibles. Mitterrand aussi était très enjôleur. Il plaisait par cette faconde extraordinaire, par sa grande culture, son coté littéraire.
Il portait en lui une espèce de conviction, une puissance de travail, un enthousiasme dans la vie. Une volonté de conquérir. Dans les batailles politiques, certains finissent par baisser les bras. Lui jamais. Il avance, il ne lâche rien. C’est un guerrier. Il a toujours rebondi.
La mort d’une mère est une blessure profonde qui ne se referme jamais.
S’il a un grand souci, il va se coucher en disant : « Demain matin j’y verrai plus clair.»
Mon mari dort, quoi qu’il arrive. Cela lui donne un équilibre extraordinaire.
C’est un événement majeur qui explique en grande partie la suite.
La violence est l’apanage de générations déstructurées par la perte des repères essentiels. Je pense en tout premier lieu à l’éclatement de la famille. Il existe malheureusement une masse de jeunes à l’abandon, qui est prête à se procurer de l’argent par tous les moyens.
Privé de l’encadrement de la cellule familiale, ou tout simplement de dialogue, le jeune est à la dérive. Il se laisse alors emporter par la première vague qui passe à proximité.
Les jeunes ont besoin, pour se construire, de savoir où sont le bien et le mal, où s’arrête sa liberté et où commence celle de l’autre. Ils ont besoin de reconnaitre une autorité. Le drame est que cette absence d’autorité se prolonge à l’école.
Sous couvert d’information, on nous présente trop souvent des documents racoleurs qui cherchent à flatter les instincts les plus bas.
L’argent ne constitue pas une valeur en soi, il faut leur donner le sens de la fraternité et de la solidarité. Parce que l’existence ne peut se résumé à une course à la possession.
L’équilibre d’une vie repose beaucoup sur la solidarité, sur la générosité envers les autres.
Le manque d’amour du prochain ne peut déboucher que sur une société d’égoïsme et de désespoir. Or, les jeunes sont généreux de nature. Leur violence n’est parfois que l’expression d’une frustration, face à un sentiment d’injustice.
Comme la tortue, je me hâte avec lenteur.
J’aime la musique pour elle-même. Si je l’écoute, je m’y plonge entièrement. C’est un facteur extraordinaire de détente, cela me remonte le moral quand j’en ai besoin.
La foi m’incite à une certaine tolérance, une certaine modération dans le jugement comme dans les propos. Une manière d’aborder autrui avec amour et générosité. Pour résumer, je cherche à donner en permanence une cohérence entre mes convictions et mes actes.
« Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de vos pensées simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin » (Péguy).