AINSI SOIT-ELLE

Auteur :
BENOITE GROULT

Genre :
HISTOIRE, Politique

Maison d'Edition :
GRASSET

A Olympe de Gouges qui crut que les droits du citoyen devaient être ceux de la citoyenne et qui paya son erreur sur l’échafaud ;

Hubertine Auclert qui en 1889 refusa de payer ses impôts puisqu’elle ne votait pas ;

Marguerite Durand, première femme à lancer un quotidien féminin en 1897 ;

Jules Ferry qui ouvrit les écoles aux filles pour « fournir des compagnes républicaines aux hommes républicain » ;

Léon Blum et à bien d’autres précurseurs moqués, incompris ou ignorés ;

Un Etat du far West, le Wyoming, qui fut le premier au monde, en 1869, à accorder le droit de vote aux femmes.

 

Notre destin, une fatalité biologique.

 

« Elles sont une propriété, un bien qu’il faut mettre sous clé, des êtres faits pour la domesticité et qui n’atteignent leur perfection que dans la situation subalterne » (Nietzsche)

 

« Quand tu regarde une femme avec des vêtements dessus, tu imagines toutes sortes de choses ; tu leur donnes une individualité, quoi, qu’elles n’ont pas, naturellement. Il y a tout juste une fente entre les jambe » Henry Miller

 

La source de tout mal, c’est le trou méprisable, l’étui pour organe roi qui seul lui confère sa raison d’être.

 

Nous aurions tort de rire de ces sornettes du haut de notre science occidentale.

 

Quelques hommes courageux ont prouvé qu’il était possible de soulever le couvercle plombé des traditions.

 

La législation arabe du quinzième siècle définissait le mariage comme « l’achat d’un champ génital »

 

Exploitation d’un bétail humain asservi, parqué et réduit au silence

 

Partout, ceux qui ont un pouvoir sur d’autres êtres n’ont qu’un but : le conserver.

 

Les droits n’ont jamais été accordés, ils ont dû s’arracher un à un.

 

Effacement, obéissance, souffrances, trois « vertus » bien féminines.

 

Quand les mœurs sont en avance, ce sont les lois qui résistent. Et quand les lois précèdent les mœurs, elles ne sont pas appliquées !

 

L’avilissement, la souillure et la torture, présentés sous l’emballage artistique de l’érotisme ou de la pornographie.

 

Univers clos où s’épanchent en toute quiétude les bas-fonds de l’âme humaine.

 

Une suite de journées identiques qui ne débouche ni sur l’avenir, ni sur un espoir.