
Auteur :
JEAN-MARIE MESSIER
Genre :
Biographie
Maison d'Edition :
HACHETTE
Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront (René Char).
Gestionnaire de contradictions, tel est au quotidien le métier de patron.
Je pense que la recherche du profit maximal n’est pas incompatible avec l’intérêt des salariés ni avec le souci du développement durable.
A l’heure d’internet et de la mondialisation, aucune position n’est acquise.
L’avenir appartient désormais à ceux qui se lèvent les matins en se demandant comment ils vont réinventer leur métier, non pas pour vingt ans, mais pour trois mois. Plus aucun patron ne peut dormir sur ses deux oreilles.
Le nerf de la guerre pour une entreprise, c’est sa capitalisation boursière. La plupart des opérations, en effet, ne se financent plus en espèce sonnantes et trébuchantes mais en actions. Plus un titre vaut cher, plus on a d’argent dans son portefeuille pour faire son marché.
Dans les familles d’entrepreneurs, la première génération crée, la deuxième fait fortune et la troisième se ruine.
Ill faut s’attendre au meilleur dans l’avenir et au pire dans l’immédiat.
C’est la musique qui, aujourd’hui, est la plus formidable richesse d’un groupe de communication. Elle fait « chanter » la vieille comme la nouvelle économie.
Je ne supporte pas l’idée de n’être qu’un rouage dans une grande machine sur laquelle je n’aurais pas de prise. C’est pour cette raison que je ne me suis jamais senti l’âme d’un haut fonctionnaire.
L’idée de n’être qu’un pion balloté au gré des alternances politiques ou de savants jeux de chaises musicales obligeant à faire allégeance m’était insupportable. Ne jamais être soumis à une autorité, voilà ce qui m’a guidé.
Ce ne sont pas les titres qu’il faut négocier, mais les conditions de l’exercice du pouvoir qui vous est confié.
Dans le business, le dilemme n’est pas philosophique. Ce n’est pas « être ou ne pas être » mais « faire ou ne pas faire »