JOHN LENNON, UNE VIE AVEC LES BEATLES

Auteur :
ALBERT GOLDMAN

Genre :
Biographie, MUSIQUE

Maison d'Edition :
STOCK

La personnalité dichotomique de John Lennon se révèle dès l’enfance. Il apprend très tôt qu’il y a un prix très lourd à payer, quand on veut se protéger ; celui de la solitude.

 

Jamais il n’écrit une chanson dans un ton ou un autre. Il joue plutôt sur les notes modales, qui permettent continuellement de changer de ton.

 

Non que John Lennon ait eu un sens communautaire très développé ou qu’il ait manqué des qualités requises pour être un leader ; il ne se sent tout simplement pas assez sûr de lui pour se poser en vedette solo. Lennon ne peut exister que s’il fait partie d’une bande, derrière laquelle il se cache.

 

Les stars de la scène musicale britanniques sont de pâles copies de Presley. Elles répondent en cela à un besoin profond de la jeunesse, le désir de briser les barrières d’un système social.

 

Les Américains s’étaient servis d’Elvis pour qu’on n’entende pas les Noirs. Pendant cinquante ans, les artistes blancs ont exploité toutes les formes d’expression inventées par les Noirs, et ce, sans jamais atteindre la même intensité.

 

Les gangs de la rue ont choisi le Rock comme crie de ralliement, et les salles de concert comme champ de bataille. Le rock fini en rixe.

 

Une retenue menaçante.

 

Les Beatles prennent l’habitude de s’envoyer en l’air tous les soirs. Quand ils rentrent, vers les deux heures ou trois heures du matin, ils sont accueillis par des odeurs de parfum bon marché, et des gloussements de filles cachées dans l’ombre. Souvent, sans même les voir, ils commencent leurs ébats. « On avait en général cinq ou six filles à se partager, se souvient Pete Best. Au bout d’un moment, John ou George nous criaient de leur chambre : »où en es-tu ? J’en essaierai bien une autre. Tu me passes la tienne ? ». Une nuit ils battent leur record : huit filles qu’ils sautent deux fois chacune !

 

Au rock et au sexe s’associe alors l’alcool, qui coule à flots dans le quartier.

 

Les rockers incarnaient les fantasmes sexuels des filles.

 

Tintements de cloches, harmonies toniques, voix qui se répondent comme celles de marins en train de hisser les voiles, ce morceau est une véritable invitation au voyage.

 

« Il n’y a rien de mal à voler, à condition de voler ce qu’il y a de mieux »

 

Il ne faut pas attribuer toute l’originalité des Beatles à leurs origines anglaises. Groupe de Liverpool qui s’est créé un style en Allemagne en s’inspirant de la musique des Noirs et de la country américaine, ils incarnent avant l’heure une culture internationale, celle de la jeunesse qui va exploser à la fin des sixties.

 

Les Beatles ne tirent pas leur force d’une tradition ni même d’une mosaïque culturelle, mais d’avoir su capter tout ce qui flottait dans l’air du temps.

 

Les Fab four n’ont jamais lancé ou inventé quoi que ce soit, mais ils ont toujours su saisir les idées naissantes.

 

Parce qu’il ne veut ni diriger, ni suivre, il ne lui reste qu’à s’effacer.

 

Même les plus grandes vedettes du show-business affrontent souvent de graves problèmes financiers dus à leurs extravagances, à une mauvaise gestion ou à la malhonnêteté de ceux qui les entourent.

 

« Je ne suis pas si intelligent que cela, dit souvent Allen ; je prépare bien mon travail »

 

Ils vont se vouer à cette cause avec un entêtement qui frise l’obsession et trahit des motivations profondes.

 

Si le langage est bégaiement, c’est parce que nous ne pouvons par dire le rêve. Quoi qu’on dise, ce n’est jamais ce que l’on a voulu dire.

 

La théorie du cri primal insiste sur la nécessité de pleurer et d’extérioriser la violence que chacun contient en lui.

 

Les larmes symbolisent l’essentiel du message de Janov : « Vous n’êtes au fond de vous qu’un petit bébé malheureux. Alors pourquoi ne pas le reconnaitre et laisser s’exprimer votre tristesse ? »

 

Il a le visage doux d’un homme qui ne vieillit pas.

 

Il sait voir à travers le brouillard mental que crée toute crise et met le doigt sur les points essentiels, auxquels il trouve souvent des solutions.

 

Sa façon de chanter évoque un ivrogne en train de vomir dans un caniveau.