GEISHA_ARTHUR GOLDEN

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ARTHUR GOLDEN

GEISHA

ED. LATTES

 

Les choses qui se passent le matin au bureau et celles qui ont lieu le soir, derrière des portes closes, sont sans rapport et doivent rester compartimentées.

 

Elle donnait l’impression d’avoir passé des jours à mariner dans un bocal de méchanceté concentrée.

 

Le mal se propage dans le monde par le toucher.

 

Si le mâle occidental fait une fixation sur les jambes des femmes, le japonais regarde d’abord leur gorge et leur cou.

 

Une vie trop dure finit immanquablement par vous rendre méchant.

 

Même les pierres finissent par céder, sous les assauts répétés de la pluie.

 

Le monde est trop brutal.

 

Les fleurs s’ouvrent et remplacent celles de la saison précédente. Elles nous rappellent que nous allons tous mourir un jour.

 

Nos vies s’écoulent comme des rivières à flanc de colline : nous allons dans la même direction, jusqu’au moment où un obstacle nous fait exploser en mille gouttelettes et nous obligent à changer de cours.

 

On n’échappe pas à la douleur qu’on porte en soi.

 

Les êtres humains sont une part infime d’un grand tout.

 

Deux hommes sont égaux tant qu’ils ont la même confiance en eux-mêmes.

 

Lorsqu’un bel arbre est infesté par des insectes, son tronc perd de sa magnificence.

 

Le tigre blessé est un animal dangereux.

 

Elles vivaient dans un état de tension permanent, comme si elles marchaient sur un lac gelé dont la glace pouvait se briser à tout moment.

 

Au Japon, la « vallée des ténèbres » ou « kurotani » désigne une période qui va de la crise de 1929 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Une époque où la population vécut dans l’angoisse.

 

Lorsque nous remontons la rivière à contre-courant, chaque pas prend une intensité particulière.

 

On parle bien de la souffrance seulement quand on l’a dépassé.

 

On ne se débarrasse pas d’un hameçon sans saigner.