MA VIE

Auteur :
BILL CLINTON

Genre :
Biographie, Politique

Maison d'Edition :
ODILE JACOB

A ma mère, qui m’a donné l’amour de la vie. A Hillary, qui m’a donné une vie d’amour. A Chelsea, pour la joie et le sens qu’elle a donné à tout cela. Et à la mémoire de mon grand-père, qui m’a appris à considérer ceux que les autres ne considèrent pas, parce que, finalement, nous ne sommes pas si différents.

 

Leurs réserves d’amour à mon égard étaient inépuisables.

 

Le rire est, dans bien des cas, la meilleure et parfois la réponse à la souffrance.

 

Les secrets, nous en avons tous. Ils rendent notre vie plus intéressante et, le jour où nous décidons de les partager, nous donnons plus de sens à nos relations avec les autres. De plus, l’endroit où nous gardons ces secrets peut aussi constituer un abri, une retraite par rapport au reste du monde où l’on peut se forger et affirmer son identité, où la solitude peut apporter, notamment s’il s’y attache un sentiment de honte, même si l’origine de cette honte ne tient pas au détenteur des secrets. Et leur attrait peut devenir puissant au point que l’on a l’impression de ne plus pouvoir vivre sans eux, de ne pas pouvoir être qui l’on est sans eux.

 

La vie est un mélange de comédie et de tragédie.

 

La crédulité est un problème dont les gens bien intentionnés doivent à juste titre se méfier. Mais la défiance systématique pousse vers d’autres périls. En politique, quiconque s’aperçoit qu’il s’enfonce doit, en priorité, cesser de creuser.

 

Même quand il parlait de tout et de rien, il montrait une franchise, une profondeur et une absence de réserve que je ne lui connaissais pas.

 

Mon frère n’a pas besoin d’être idéalisé, ni d’être grandi dans la mort au-delà de ce qu’il était dans la vie.

 

Tant qu’on n’abandonne pas la partie on a toujours une chance.

 

«  La vie est pauvre, méchante, brutale et courte » le Léviathan de Thomas Hobbes.

 

« Dépenser plus, imposer moins », ce principe sonnait bien et faisait bien, mais il avait fait tomber notre pays au fond du trou et avait obscurci l’horizon de nos enfants.

 

Lors de mon premier mandat, je m’étais dispersé en lançant trop de chantiers, sans orientation fédératrice et sans mobiliser mes électeurs pour un effort prolongé.

 

Le pouvoir émousse la sensibilité et obscurcit le jugement.

 

L’on passe de la dépendance à l’émancipation par le travail.

 

La situation conflictuelle dans laquelle je me trouvais était la dernière conséquence de ma tendance permanente à mener, en secret, des vies parallèles qui me permettaient d’endiguer ma colère et mon chagrin et de poursuivre ma vie visible que j’aimais et que je vivais bien.

 

La conscience que j’ai de ma propre mortalité et de la fragilité de l’homme, l’amour inconditionnel que j’ai reçu dans mon enfance m’ont épargné le désir de juger et de condamner autrui.

 

Les êtres humains sont identiques à 99%. Que de sang versé, que d’énergie perdue pour 0.1% de différence !

 

Il ne suffit pas de jouir des périodes heureuses, il faut aussi les mettre à profit pour construire l’avenir.

 

J’ai mené une vie inattendue, une vie merveilleuse, pleine de foi, d’espérance et d’amour, et j’ai eu bien plus que mon lot de grâce et de bonne fortune. Quoi qu’imprévue, ma vie aurait été impossible ailleurs qu’en Amérique.