JAZZYGRINATIONS

Auteur :
Sidney Usher

Genre :
Biographie, MUSIQUE

Maison d'Edition :
Notis Edition

Ben RILEY

– Comment êtes-vous devenu Musicien de Jazz ?

– Quand j’étais enfant, j’ai suivi pendant toute une journée une fanfare itinérante  (« marching band »), à cause des roulements de tambours.

– Comment avez-vous intégré le quartette de Thelonious MONK ?

– C’est un mystère ! Un soir, son impresario m’a appelé. Puis, les choses se sont enchaînées.

– Thelonious MONK était-il vraiment mystérieux ?

– Je crois qu’il faut passer outre cet aspect du personnage et s’attacher à sa musique. Je suis fière des disques que nous avons enregistrés ensemble, par exemple ceux d’une tournée parisienne en 1964.

– Qu’en est-il de votre collaboration avec le pianiste sud-africain, Abdullah IBRAHIH (Dollar BRAND) ?

– Je suis contre toutes les formes de discriminations. Voilà pourquoi je me suis engagé dans l’orchestre d’Abdullah IBRAHIM, contre l’apartheid. Nous avons joué dans le monde entier et ça été un autre grand moment de ma vie.

– Vous sentez-vous Africain ou Américain ?

-Je suis un Américain. Je suis né aux Etats Unis d’Amérique et ai toujours vécu dans ce pays. Je connais très peu les règles, les us et coutumes des pays d’Afrique. Cela dit, je suis avant tout un musicien de Jazz. On ne peut rattacher un musicien de Jazz à une nationalité, car le Jazz véhicule un message universel.

– S’il fallait recommencer votre vie seriez-vous musicien ?

– Oui ! Par ce que j’ai travaillé très dur pour cela.

– Et toujours batteur ?

– … pianiste.